Les chemises homme à la mode de l’automne hiver 2019

Chemises “patchwork”, style jockey, imprimés fleuris, coupes extra larges et cols officiers sont les principales tendances des chemises de cet hiver.

(photo : Barbour)

Avec le retour du « tailoring », donc d’un style formel classique, les chemises homme sont nombreuses dans les collections cette année, avec beaucoup d’unies parfaites pour être portées avec un costume. Mais on trouve aussi beaucoup de propositions plus décontractées et assez variées. Bien sûr des chemises à carreaux écossais et à carreaux américains « preppy », ce qui est classique en hiver. Ce sont des indémodables. Et 5 principales nouveautés :

Des chemises « patchwork », dans la continuité de la tendance half-half dont j’ai souvent parlé, qu’on appelle aussi « double match ». Elles jouent sur le mélange (les pro disent « le mix’n’match ») de matières (lainage, denim, popeline de coton, etc.), ou bien mettent en avant des détails en contraste de couleur avec le reste de la chemise, par exemple les pattes de boutonnage, les poches ou les coudières. Parmi les coloris, beaucoup de camaïeux de bleus, parfois sous forme de compositions de formes géométriques.

Cette année donne aussi la part belle aux imprimés floraux. On en trouve de toutes sortes, certaines avec un coté naturaliste de fleurs luxuriantes, d’autres d’inspiration art nouveau ou art déco. Les imprimés peuvent être sur tout le tissu (« all over » disent les pro), ou bien placés.

La 3èmetendance mode est aux chemises qui s’inspirent de celles de jockey et des tenues de clubs équestres aristocratiques.

Concernant les coupes, parmi les marques créatives, celles des fashion weeks, la tendance est aux volumes larges et longs (dans le milieu de la mode, on dit « oversize »), avec des chemises qui se superposent. L’autre mode actuelle concerne les cols officiers, qu’un certain grand site marchand nomme « cols grand-père ». Au 19ème siècle, c’était un col est très formel. Il s’agit d’une encolure cheminée avec un bouton pour fermer. Il se distingue en cela du col dit « col Mao » (que Mao n’a pratiquement jamais porté, que l’on retrouve en revanche sur certains kimonos de pays d’Asie du Sud Est) qui est dépourvu de bouton.