Canicule : Déjà sept morts

Le dôme de chaleur qui s’est installé sur la France le jeudi 21 mai, a atteint une intensité caniculaire lundi 25. La canicule devrait durer jusqu’au samedi 30 mai. Sept décès sont « liés directement ou indirectement à la chaleur », selon le gouvernement.

C’est la première fois depuis la création du dispositif de vigilance météorologique en 2004, qu’une alerte canicule est déclenchée en plein mois de mai. Dès dimanche 24 mai, Météo-France comptait plus de cent stations battant leur record de chaleur pour un mois de mai, comme Nantes avec 35 °C. Elle concerne huit départements du Nord Ouest. Des pointes à 37°C sont attendues dans le sud.

Sur les réseaux Sociaux, le Dr. Serge Zaka (Dr.Zarge) rappelle qu’il s’agit d' »une vague de chaleur (…) avec près de trois semaines d’avance sur le précédent épisode le plus précoce… observé seulement l’an dernier, le 19 juin ».

Le gouvernement annonce sept décès « liés directement ou indirectement à la chaleur », dont cinq par noyade.

Records de températures enregistrés

L’anomalie des températures à 2 m du sol pourrait atteindre +6 à +8 °C en moyenne sur le pays, localement davantage.

Aujourd’hui à Paris, nous serons à +13°C au dessus des températures moyennes avec 33°C prévus à l’ombre.

Pour François Gourand de Météo-France, c’est une conséquence du réchauffement climatique, qui « rend très clairement possibles et même probables » des températures « quasiment impossibles ou improbables » il y a 30 ou 40 ans.

Samedi, un flux océanique plus frais et plus humide devrait repousser progressivement l’air chaud en provenance d’Afrique. Ce flux atlantique apportera davantage de nuages et des orages pourront éclater.

Pollution à l’ozone

Directement liée à la canicule, la fédération Atmo France, qui surveille la qualité de l’air, avertit d’un dépassement du seuil d’information de pollution à l’ozone en toute l’Île-de-France et la vallée du Rhône. Les concentrations d’ozone devraient dépasser 180 microgrammes par mètre cube et par heure, ce qui peut générer des gênes respiratoires ou cardiaques, surtout chez les populations vulnérables.
Dans le Rhône, le préfet a activé une alerte orange avec abaissement de la vitesse à 70 km/h sur les axes limités à 80 ou 90 km/h et interdiction du brûlage de déchets et des barbecues à combustibles solides.
A paris, la réponse et molle : les autorités recommandent d’éviter de prendre le volant ou de rouler 20 km/h moins vite.

La pollution à l’ozone est favorisée par les fortes chaleurs, et interagit avec d’autres facteurs comme les risques d’allergies aux pollens.

Dévastateur pour la biodiversité

L’impact de cette vague de chaleur intense sur les cultures, la faune et la flore sera notable. Ces effets s’inscrivent dans une dynamique plus large documentée par les institutions : le dépassement des 25 °C entre mi-mai et fin juillet entraîne pour le blé un phénomène d’arrêt du remplissage du grain et donc des pertes de rendements agricoles. « La fécondation des fleurs de tomate sera très fortement altérée, prévient Serge Zaka. On observe un ralentissement généralisé de la croissance des légumes tempérés avec des brûlures foliaire comme la salade ».

Les vagues de chaleur perturbent les cycles biologiques comme la germination et floraison. Le Dr. Serge Zaka (Dr.Zarge) s’alarme à juste titre « mortalité accrue chez les oiseaux nichant sous les toitures, stress hydrique brutal pour les jeunes plantations, et des écosystèmes entiers soumis à une violence thermique totalement hors saison. » Il ajoute que : « Au delà des pics de chaleur, la durée est particulièrement problématique (…) et une arrivée rapide de la chaleur alors que les organismes ne sont absolument pas acclimatés à de telles températures en mai ».


En savoir plus sur Magazine de l'homme urbain

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

articles récents
Tendances de la mode homme

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.