Qui est Edouard Collin l’acteur incarnant Mathias dans Plus belle la vie ?

Edouard Collin joue le personnage de Mathias qui s’évade de prison dans Plus belle la vie (pblv). Pour en savoir plus sur ce comédien, nous lui avons posé des questions sur ce rôle et sur sa carrière d’acteur.





Edouard Collin
Edouard Collin
« J’ai le sentiment d’être au tout début de ma carrière » : Edouard Collin

Son compte Instagram.

Comment as-tu obtenu ce rôle dans Plus belle la vie ?

Edouard Collin : J’ai auditionné en juin pour un autre rôle, mais ils ne m’ont pas pris. Ils ont ensuite rappelé mon agent en septembre pour me proposer d’auditionner pour le rôle de Mathias. A la lecture j’ai tout de suite senti que le rôle était fait pour moi. Aux essais, je n’ai joué la scène qu’une fois. C’était évident. La directrice de casting m’a dit « c’est bien, on ne cherche pas plus loin ».

Pourtant c’est encore une fois un personnage très différent de qui tu es : Un mec qui sort de prison…

Oui, mais sa sensibilité est proche de la mienne. C’est un écorché qui veut prendre une revanche suite au meurtre de sa sœur. Il en a gros sur la patate. Il vient de passer 15 ans en prison. Au départ il est condamné par erreur : On l’accuse à tord d’avoir cassé les jambes d’un mec à coup de battes. En prison, il ne se laisse pas faire, il fait des conneries, il essaie de s’échapper. Alors, il est condamné de nouveau. Mis bout à bout, avec ses condamnations, il reste 15 ans enfermé.
Et puis cette série me donne l’opportunité d’un nouvel emploi. C’est rare d’avoir des « guests » aussi intéressants dans des séries, avec une palette aussi large à jouer. Je joue le méchant, le gentil, le mec dur, le mec touché, meurtri, amoureux… J’ai même des scènes de comédie.

Beaucoup de gens dans la rue te reconnaissent-ils et te parlent de cette série ?

Oui et c’est très bienveillant à chaque fois. Il y a quelques jours, j’étais à la Rochelle. Un mec est venu me voir en me disant : « Alors brigand, bientôt fini la cavale ? ». D’autres m’ont dit : « Tu as brulé Titine ! », la voiture de Bauer, toute tunée. Ils feignent de me confondre avec le personnage, c’est amusant.
Et ayant été élevé par une grand-mère d’un milieu très populaire, j’ai toujours eu envie de toucher ce public populaire.

Que se passe-t-il pour ton personnage ?

Je n’ai pas le droit d’en parler avant la diffusion. Il est au cœur de l’intrigue « le secret de Boher » dont la résolution aura lieu lors du prime de 90 mn qui sera diffusé le 15 janvier à 21h sur France 3.

Cet automne tu as aussi tourné dans un téléfilm pour France 2…

Je joue un chippendale. Très fun à tourner. C’est la saison 7 de Caïn, ce sera diffusé en mars je crois.

Et à partir d’octobre tu seras au théâtre ?

Oui en tournée dans toute la France, la Suisse et le Belgique dans « Coup de Griffe » de Bruno Druart dans laquelle je jouerai le fils de Noëlle Perna. 
C’est une nouvelle comédie sur le milieu de la mode, mise en scène par Olivier Macé, le metteur en scène des « Amazones »

Je sais que tu aimes beaucoup le cinéma, tu y vas souvent, avec qui aimerais-tu tourner ?

Avec des gens comme la réalisatrice de « Pupille », Jeanne Herry, Emmanuelle Bercot, des acteurs comme Emmanuelle Devos, Vincent Lindon, Benoit Magimel… Dans des films très humains avec des histoires tout en retenue, sensibles. Je trouve que les français savent très bien faire ça, plus que les grosses comédies. Même si certaines se démarquent, cette année par exemple, le film de Romane Bohringer et Philippe Rebbot, l’Amour flou, mais c’est aussi un film très tendre.
J’ai envie de m’orienter vers un cinéma qui vient du cœur et qui parle directement aux gens.

Et des films d’action ?

Oui pourquoi pas. Dans le prime de pblv, j’ai une scène de bagarre contre 2 mecs dans une voiture. A tourner c’est très drôle. Tout est chorégraphié. A l’écran c’est amusant aussi de se voir bastonner des mecs. Ce rôle est plus physique que ce que je suis habitué à faire. 
Oui j’aimerais bien si le scénario est bien construit.

Comment vois-tu ton avenir ?

Ce qui est drôle c’est que les directeurs de castings pensent souvent que j’ai entre 35 et 40 ans. Car j’ai tourné mon premier film au cinéma il y a 15 ans. Mais je n’ai que 31 ans.
J’ai l’impression qu’un nouveau pan de carrière s’ouvre. D’être au tout début. Les 15 premières années, je les ai vécues comme un apprentissage, ou plutôt une appréhension de ce métier. J’ai appréhendé le cinéma, le théâtre, la télé. J’ai une vue d’ensemble sur ce métier : ce qu’il a de beau, de dangereux, de cynique, d’âpre. 

Maintenant, j’ai l’impression de savoir quitter un projet ou un tournage sans en souffrir, à parvenir à prendre plus de distance. Dans mon jeu, je sais ce que j’ai envie de livrer. Je maîtrise mieux tout ça.

Autre interview d’Edouard Collin

Photo : Edouard Collin par Julien La Fraise instagram.com/julienlafraise