Le dossier de presse indique que la collection explore la relation entre « vitesse et effet de transmission ». ok.
Je ne connaissais pas ce créateur et ce fut une excellente surprise. Durant le show, un guitariste survolté, Miyavi a donné un spectacle et un son époustouflants. Les vêtements sont superbes. Extrêmement travaillées avec plein de finitions cachées, la collection mêle le tailoring traditionnel à des détails militaires. Comme ces magnifiques motifs camouflage faits de fleurs.
Une collection très masculine Au premier coup d’œil, les vêtements ne semblent pas forcément hyper créatifs, mais ils sont élégants et vraiment faits pour être portés. La collection est une réflexion sur la solitude urbaine. « Un moment de la vie mondaine en ville, capturé si sensiblement dans le livre d’Edward Hopper Nightawks, a évoqué aux designers Woo Young Mi et Woo Jang Hee un sentiment à la fois d’intense solitude et de beauté artistique ».
On voit une volonté d’élégance et de respect des traditions des tailleurs. Hormis quelques originalités comme un manteau sans manche ou un gilet ressemblant à un kimono. Quelques détails d’inspiration militaires sont là pour répondre au besoin de protection de notre époque. La fourrure et le cachemire répondent au besoin de douceur. Beaucoup de jeux de proportions avec des vêtements amples et d’autres ajustés. Des manteaux ceinturés.
La palette de couleurs est ocre, rouille, kaki, vert forêt, bleu marine et grise.
L’une des tendances mode de l’été 2012 consiste à revisiter les tenues de travail, les habits d’ouvrier des artistes peintres et des miniers du Nord de la France avec des chemises à carreaux, vestes bleu de travail et denim vieillis. Kris Van Assche revisite lui aussi le monde du travail et des ateliers avec sa collection hiver, jusqu’aux costumes des cadres et dirigeants. Il présente des salopettes, des pulls camionneurs revisités, des vestes ressemblant à des blouses de travail. D’autres reprennent des finitions de kimonos ou encore des matelassages comme les vestes de chasseurs et pécheurs d’eau douce. De beaux manteaux de laine épaisse. Certains mannequins portent des lunettes de protections. Par manque de recul, je n’ai pas pu photographier les pantalons : ils sont larges et courts, comme ceux de Charlot. C’est le retour aux temps modernes.
Le britannique Bill Gaytten a remplacé John Galliano. Couleurs, matières et silhouette, sa collection homme hiver 2012 s’inspire des infâmes personnages de la période de prohibittion aux Etats-Unis d’Amérique. Des gangsters, mais aussi des forces de l’ordre et des stars du sport comme J.C Leyendecker ou Norman Rockwell. Le manteau est la pièce maîtresse de cette collection. Logique quand on est en hiver. Bill Gayten a choisi de le présenter toujours ceinturé, ce qui sublime la silhouette masculine. Pour le premier passage, porté par Francisco Lachowski, il apparaît en vinyle avec un look inspiré d’Al Capone. D’autres déclinaisons en drap de laine, unis ou à carreaux, en fourure, en cuir. Autre pièces fortes : La canadienne et la veste 4 poches plaquées. Beaucoup de double boutonnage croisé comme le sont les vêtements militaires, trench ou caban. Beaucoup de pantalons baggy en tweed. Après les premiers passages luxueux, c’est au tour des hommes de main, nerveux, vêtus de trenchs, prêts à sortir la mitraille. Ensuite viennent des tenues inspirées de l’esprit macho de DiMaggio, Brad Robinson et des grands sportifs des années 30. Cuirs dorés, jeyseys de baseball imprimés, cuirs d’aviateurs portés avec des pantalons de foot et des bottes de malabars. Les tons deviennent kaki terreux et sable délavé. Sous des vêtements qui m’évoquent des tenues d’aviateurs se cache des chemises dorées qui font glisser la collection vers une inspiration plus festive. Car vient la nuit et les bons garçons se transforment en bad boys machos de la scène nocturne.
Le créateur brésilien a présenté sa « collection 018 » homme hiver 2012.
Un manteau et une veste (en satin et cuir) très élégants à col châle. Un pardessus très construit taillé dans un double crêpe. des ganses de cuir au pieds de col, revers des manches et passepolis. Un caban court en cuir et cachemire. Des chemises à col cravate et col haut. Un pantalon spiralé à jambe très ajustée, un autre à coupe droite sans couture sur les cotés, taillé dans un coton tissé oeil-de-perdrix. Un modèle plus ample à pli « poignard » sur le devant. Un jogging en maille jersey tricotée avec des bord cotes en bas.
Collection mode homme hiver 2012.
Toutes les photos ont été prises avec un Canon EOS 600 D. Copie et reproduction interdites.
Je poursuis mes comptes-rendus de la fashion week homme hiver 2012 avec le défilé de Julius. De saison en saison, je m’enthousiasme pour cette marque. On retrouve cet excellent travail de drapier avec de très longs manteaux, des écharpes, capes, pantalons de toutes sortes, mais toujours courts. En lainage, cuir, coton enduit. Les couleurs sont comme d’habitude : noires, grises, cendres.
Photos prises avec un canon EOS 600D. Copie interdite.
Le créateur belge Dries Van Noten a présenté une collection homme intitulée « Lord Arthur Savile’s crime » (titre d’une nouvelle d’Oscar Wilde) avec des graphismes très forts sur des manteaux, chemises et pantalons, rappelant le mouvement psychédélique. Des lettres caligraphiées reprises sur plusieurs pièces du défilé. Quelques superbes manteaux d’inspiration caban, à fermeture croisée et double boutonnage. De drôles de tricots babacool. Des gros pulls douillets. Des tenues plus classiques avec des vestes en velours. Des chemises blanches assez originales avec une fermeture qui rappelle les blouses des chefs cuisiniers. Le créateur explique sa démarche comme une sorte de rencontre entre l’élégance victorienne d’Oscar Wilde et la folie des années 60 de Frank Zappa.
Photos : le blog mode de l’homme urbain prises avec un Canon EOS 600D. Copie interdite.
La marque de vêtement Ami (Alexandre Mattiussi) a dévoilé sa collection hiver 2012 dans le cadre de la fashion week parisienne. Non pas sous la forme d’un défilé, mais dans un appartement où les invités se mêlaient aux mannequins : Nicolas Ripoll, Sebastian Sauvé, Daniel Bamdad, Gwen Pauls, Antoine Renouf et bien d’autres. Ami propose des vêtements à la fois chics et décontractés dans la continuité de la collection été que je vous avais présenté en juin (lire l’article).
Des vêtements avec de la matière : des vestes en laine épaisse. Flanelle et autres tissus épais laineux. Blousons à capuche. Pulls à col roulé. Grosses écharpes. Manteau en mouton retourné. C’est vraiment des fringues de mecs.
John Lawrence Sullivan : Le créateur de mode qui est derrière cette marque s’appelle Arashi Yanagawa, un ancien boxeur professionnel. D’où le nom de sa marque, John Lawrence Sullivan, champion de boxe du 19ème siècle. Sa collection rassemble plusieurs des grandes tendances mode de l’hiver 2012 : les motifs ton sur ton, avec par exemple une doudoune sans manches dont le motif imprimé est identique à celui de la veste de costume portée dessous. Ou encore une veste, un pantalon et un pull à col roulé aux carreaux identiques. Le créateur japonais propose aussi des pulls très douillets, comme Walter Van Beirendonck, dont un modèle qui semble tricoté à la maison par quelque grande tante. Beaucoup de bleus turquoise, de violets et de tons dorés. Des matières brillantes.
Défilé collection mode homme automne hiver 2012 John Lawrence Sullivan
Les basses températures risquent de s’installer, alors pour lutter contre et vous permettre de vous ballader sans avoir froid, voici une sélection de vêtements et accessoires : chaufferette, gants électriques, vêtements qui chauffent, brûleur catalytique, point d’aluminium….
Des vêtements qui chauffent
Le tissu de ces vêtements est fait d’une fibre qui transforme l’humidité du corps en chaleur. Ils procurent de 2 à 3°C supplémentaires. Il possède aussi des capacités d’évacuation de l’humidité et des propriétés antibactériennes. Mizuno. Collection Breath Thermo.
Un accessoire à glisser entre les mains
Au sommet des pistes par un temps polaire il arrive qu’on ait les doigts si gelés qu’ils peuvent à peine bouger. Ce chauffe mains fonctionne avec de l’essence à briquet mais il ne produit aucune flamme. Il fonctionne avec un brûleur catalytique et diffuse une chaleur jusqu’à 12 heures. Zippo Hand Warmer. www.zippo.fr.
Des gants avec système de chauffage
Des modules chauffants alimentés par des batteries discrètes et ultra légères incorporés aux gants. Le système existe aussi avec des chaussures et vestes. Columbia. Gants Bugaglove Max Electric.
Sous vêtements et manteau en laine mérinos
La laine mérinos est faite de fibres plus douces et fines que la laine ordinaire. Elle ne gratte pas. Elle régule la température corporelle. Icebreaker.
Blouson des froids extrèmes
RefrigiWear une marque créée dans les années 50 pour les gens travaillant dans les frigos. Ses blousons intègrent une technologie permettant de résister à des températures extrêmes. Aujourd’hui la marque appartient au groupe Sixty – Energie qui utilise la technologie pour des blousons à la mode.
Vêtements avec doublure à points d’aluminium
Ces vêtements agissent comme les couverture de survie de la nasa : ils gardent la chaleur, l’évacuation de la transpiration en plus.
Ce magazine publie des enquêtes sur les tendances mode donnant des explications sur ce qu'elles disent de notre époque. Des interviews de personnalités : acteurs, chanteurs et sportifs, des articles sur la protection de l'environnement, le matériel de sport, les nouvelles technologies, les montres, la gastronomie. Des tests de jeux vidéo. Des conseils pratiques. N° CPPAP : 0126 W 93848.