KillASon présente son nouvel EP et nous parle de mode

KillASon, ce jeune musicien rappeur électro aux talents multiples, étudiant en marketing, danseur, styliste sort un nouvel EP « un Hip-Hop véloce aux émotions électroniques et mélodies Pop-Rock songeuses ». Il nous parle de musique mais aussi de mode. Il porte énormément d’habits de sa mère…

Quel qualificatif donnerais-tu à ta musique ?

KillASon : De manière très générale, pour résumer de la manière la plus noble ce que j’ai envie de faire, je dirais que je fais de l’energy music. Sinon disons que je fais du rap électro.

 

Parmi toute la scène électro, qui t’a influencé ?

KillASon : Dans les influences principales, je dirais Daft Punk, Saint Germain, The Chemical Brothers…

 

D’où vient ta volonté ou ta capacité à t’exprimer dans différents domaines artistiques ? Musique, texte, dance, arts visuels, le stylisme…

KillASon : Pour la musique, comme j’ai des parents danseurs chorégraphes, la musique était là. C’était un fait, j’ai eu cette chance là. Je vois des spectacles depuis que je suis bébé. Sur cette musique là, j’ai vu des corps se mouvoir, donc il y a eu la danse. Ma mère aime beaucoup s’habiller, et mon père aussi. Mais ça ne fait que quelques mois que je m’intéresse à fond à l’aspect mode. La musique, ça s’est vraiment accentué grâce à mon beau-père qui est musicien. Il m’a appris à produire. Pour les arts visuels : Je n’ai jamais arrêté de dessiner. Quand on est petit on dessine… moi je n’ai jamais arrêté. J’aime beaucoup le cinéma, les films d’animation et manga. Ce sont des amours de jeunesse, arrivés très tôt et qui perdurent. J’ai toujours su que je voulais faire de la musique. Je m’y suis vraiment mis quand ma mère m’a dit : « Voilà, il est temps ».

KillASon

De quoi parles-tu dans tes textes ?

KillASon : J’essaie de parler de choses différentes. Sur W2, ce sont des thèmes personnels. Sur « Ghost » sur le fait que parfois, on a l’impression que des relations sont impossibles en raison de personnalités qui ne pas « miscibles », ça ne peut pas fonctionner. Je me suis inspiré d’expériences personnes. « Free », s’inspire de l’histoire de mes grands-parents. « Blow » est plus géopolitique et parle de la xénophobie en Europe. « Young Prince » est un petit délire sur un prince mégalo qui va faire pire que son père. C’est une manière de parler de barbarie qui sévit en ce moment dans certains pays. Et « Karma Up », C’est la bonne vibe. L’importance d’être de bonne humeur. C’est lié au fait que j’ai rencontré il y a quelques années, deux personnes qui sont mes 2 bras droits, mes meilleurs amis, qui sont toujours dans la bonne vibe, qui m’ont appris à toujours voir le bon côté des choses et à relativiser.

 

Comment as-tu appris à parler anglais ?

KillASon : A travers la musique, le cinéma et l’école. Depuis petit, j’ai une aisance dans le mimétisme, que ce soit le son, le mouvement, les attitudes. Ça m’a été très utiles.

 

Est-il envisageable qu’un jour tu écrives en français ?

KillASon : Je mets des expressions et des mots en français. J’ai envie que ce soit une particularité totalement assumée. Mais des textes entièrement en français, je ne pense pas.

KillASon

Qu’est ce qui te plait dans la mode ?

KillASon : L’aspect artistique, dessiné, visuel, avant même que la matière, le textile entre en jeu. A un certain niveau, celui du luxe, de la Haute Couture, l’aspect créatif entre en jeu. J’ai toujours aimé dessiné des habits. En tous les cas des costumes. Je suis fan de manga alors je dessinais des personnages avec des costumes délirants. Cet aspect fou me plaît. Ensuite le fait de s’habiller quotidiennement me plaisait, mais sans plus. Même si j’adorais prendre les chaussures de mon père qui faisait du 42 quand je faisais du 35. Ensuite, je me suis dit qu’il était temps de mixer tout ça. Avec ma mère pour mes clips on s’occupait du stylisme. Je me suis dit pourquoi ne pas aller plus loin avec des outils comme Instagram. Au début je n’osais pas trop me demandant quelle légitimité j’avais. Le lien qu’entretiennent musique et mode est très intéressant. Avoir des costumes de scènes, dans les clips. Collaborer avec des marques prestigieuses qui ont un savoir faire.

Comment as-tu choisi ton look d’aujourd’hui ?

KillASon : Le survêtement je l’ai acheté en Angleterre. Le col roulé est pour femme, ça se voit aux manches qui ne sont pas très masculines avec les boutons dorés. Je n’ai pas de tabou à aller au rayon femme pour trouver un pantalon cool ou un haut. Du moment que ça me va. Ma mère me prêtait et me donnait beaucoup de ses affaires. J’ai énormément d’habits de ma maman. Là je suis aussi bien que dans un pyjama, mais c’est quand même habillé. Avec une doudoune de ski.

KillASon

 

Que penses-tu du style hip hop ?

KillASon : Tout ce qui est baggy, ça fait longtemps que ce n’est plus là. En fait maintenant le style hip hop pioche directement dans le rock. Les rappeurs mettent tous des vestes en cuir. Des pantalons serrés. Des bottines. Des hauts scintillants. Des cols roulés serrés. Donc je dirais plutôt que le style hip hop s’inspire du rock, voire du punk, mais avec des marques de luxe.

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Comment s’est passée ta rencontre avec Bobby Abley ?

KillASon : C’était il y a un an. Il m’a contacté sur Instagram. Il m’a dit qu’il aimait bien sa musique et il m’a invité à venir voir son défilé à Londres. Mais à cause d’un problème sur l’Eurostar, je suis arrivé quand le show était terminé. Nous nous sommes rencontrés à cette occasion. Par la suite, il m’a envoyé des pièces. Et m’a proposé de défiler pour sa collection suivante. J’ai fait l’ouverture du fashion show, et en plus c’était ma musique qui faisait l’intro.

KillASon en ouverture du défilé de Bobby Abley à Londres.

 

Qu’est ce qui te plait dans ses vêtements ?

KillASon : Il revisite la culture pop, des films de Walt Disney, de Star Wars, Bob l’éponge, les Looney Tunes, Power rangers. Au premier abord on se demande comment il peut arriver à en faire quelque chose qui ne sera pas trop décalé. Que tu ne porterais pas. En fait, c’est bien pensé. C’est tellement bien fait.

 

Parle-moi d’Hologram ?

KillASon : C’est une marque créée par des amis d’enfance. Ils m’ont proposé de porter des vêtements et de faire une vidéo. On se donne mutuellement de la force.

Hologram

 

Son nouvel EP STW2 est sorti le 26 janvier. Il sera au concert au CND le 10 mars. C’est gratuit.

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