Écologie : quelle énergie est la moins polluante ?

La réduction des émissions de gaz à effet de serre, cause des dérèglements climatiques, passe par des changements de nos modes de consommation, d’alimentation, de transports, d’isolation thermique et de production d’énergie. Pour agir à son échelle, on peut commencer par choisir l’énergie la moins polluante.

Les énergies fossiles

On distingue deux grandes catégories d’énergies. Il s’agit des énergies non renouvelables, fossiles et nucléaires, et des énergies renouvelables : solaires, éoliennes, hydrauliques, géothermiques, etc. Les énergies dites fossiles sont celles produites grâce au pétrole, au charbon et au gaz naturel. La combustion de ces hydrocarbures rejette dans l’atmosphère du CO2 et de la vapeur d’eau.

Financièrement rentable, la production de ce type d’énergie rencontre deux principales difficultés. La première, et pas des moindres, est la pollution générée.

En effet, d’énormes quantités de gaz à effet de serre sont émis lors de la combustion des ressources fossiles entraînant de ce fait, les changements climatiques. L’autre difficulté concerne le fait que ces matières s’épuisent et ne peuvent être renouvelées au fur et à mesure qu’elles sont employées.

De son côté, L’uranium, qui sert à la production d’électricité au sein de centrales nucléaires, sans être fossile, est elle aussi, une ressource limitée. L’électricité d’origine nucléaire présente l’avantage de ne pas rejeter de CO2, mais elle a d’autres défauts. Par exemple, des déchets radioactifs, dangereux, pour des millions d’années, un entretien et un démantèlement des infrastructures, dont on ignore le coût réel sur le long terme.

La plus polluante des énergies fossiles est le charbon

Le charbon se forme après plusieurs millions d’années d’accumulation de matières organiques.

L’extraction du charbon dans les mines à la production d’électricité cause la pollution aussi bien de l’air que des eaux. Les sold et nappes phréatiques se trouvent durablement polluées. Pour chaque tonne d’énergie utilisée, on estime à plus de trois tonnes, la quantité de dioxyde de carbone relâchée dans la nature lors de l’exploitation de cette ressource fossile. C’est la raison pour laquelle de nombreux pays se sont engagés à renoncer à cette source d’énergie.

La moins polluante des énergies fossiles : le gaz naturel

L’extraction du gaz naturel se fait directement depuis les réserves souterraines. Ces dernières ne sont évidemment pas répandues sur toute l’étendue du globe. Lorsqu’il est employé pour produire de l’énergie, le gaz naturel dégage de la vapeur d’eau en particulier.

La quantité de dioxyde de carbone libérée lors de cette combustion est largement en deçà du volume généré par les autres ressources fossiles. Cela représente un écart de 30 à 50 % qui fait du gaz naturel la moins polluante de toutes les énergies fossiles.

Transition énergétique : l’usage d’un comparateur d’énergie en ligne

Dans le but de réduire des émissions de CO2 et de freiner le réchauffement climatique, le recours aux énergies renouvelables est actuellement en développement.

Ces énergies exploitent des ressources naturelles qui pour certaines comme le vent ou le soleil ne peuvent être épuisées. En plus d’être toujours disponibles, leur exploitation ne rejette pas de dioxyde de carbone et n’émet pas de polluant. Pour participer à son échelle à la transmission écologique et offrir un avenir aux générations futures, il est fortement conseillé d’utiliser un comparateur d’énergie. Chaque geste, aussi petit soit-il compte.

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L’énergie solaire

Les rayons solaires, ressource naturelle inépuisable peut servir tous les jours à générer de l’électricité. Deux procédés permettent d’y parvenir. Il s’agit de la thermodynamique et du photovoltaïque.

L’énergie thermodynamique

Le solaire thermodynamique consiste à transformer l’énergie du rayonnement solaire en chaleur pour la convertir en énergie électrique.

Le procédé est assez simple. Il suffit d’accumuler et de concentrer les rayons du soleil grâce à un dispositif permettant d’augmenter la température d’un fluide au-delà des mille degrés puis de produire de l’électricité.

L’énergie photovoltaïque

Les panneaux photovoltaïques Dont composés de cellules qui recueillent les rayons du soleil et les transforment en énergie électrique au moyen d’un dispositif plutôt laborieux. Ainsi, les panneaux peuvent permettre de rendre autonome entièrement une habitation en électricité.

Les panneaux photovoltaïques ne servent pas uniquement à la production d’énergie domestique. Ils sont également employés dans le cadre d’un usage à une échelle plus importante. Si l’énergie produite dépasse celle pouvant être utilisée, il est tout à fait possible de la revendre à une société chargée de la fourniture d’énergie électrique. Malgré tout, la fabrication de ces panneaux nécessite la mobilisation de grosses ressources et crée un certain degré de pollution.

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L’énergie éolienne

Ah les éoliennes! Décriées par certains, elles sont pourtant bien plus élégantes que les cheminées des centrales nucléaires. Comme leur nom l’indique, elles produisent de l’électricité grâce à l’énergie du vent.

Cette technologie comporte un problème : si le vent ne souffle pas, les pâles des éoliennes ne tournent pas.

En raison des infra graves qu’elles émettent, de la force du vent, et pour des raisons paysagères, beaucoup d’éoliennes offshore voient le jour. Il s’agit d’éoliennes implantées en pleine mer, loin des champs et des jardins.

Toutefois, comme dans le cas des panneaux voltaïques, la fabrication d’une éolienne implique pollution et d’importantes ressources. De plus, certaines espèces animales comme les chauves-souris sont affectées par leur fonctionnement. De ce fait, l’impact environnemental de ces parcs éoliens ne doit pas être négligé.

L’énergie hydraulique

La houle, les marées, les chutes et les cours d’eau sont exploités pour fournir de l’électricité par le biais des centrales hydrauliques. L’exploitation de ces éléments n’engendre pas de dioxyde de carbone et peut inlassablement générer beaucoup d’énergie. Il s’agit là, du plus vieux mécanisme permettant de créer une énergie verte et renouvelable. Ce mode d’exploitation peut cependant impacter la biodiversité des rivières et des mers.

L’énergie produite par biomasse

L’ensemble des déchets organiques provenant des végétaux ou des animaux constitue la biomasse. L’électricité est générée grâce à sa combustion. C’est la méthode de production d’électricité la moins employée.

Elle est beaucoup plus exploitée pour la production du biogaz qui se retrouve dans le réseau de distribution du gaz.

En effet, transition énergétique oblige, nombre de distributeurs adoptent cette option. On ne peut, à ce stade, considérer la biomasse comme une énergie pouvant être renouvelée.

L’énergie géothermique

Au sous-sol de notre planète, se trouve une chaleur naturelle qui représente une source d’énergie formidable. Plus on creuse profondément, plus les températures sont élevées. La géothermie exploite cette chaleur pour le chauffage et la production d’électricité. Pour se faire, il faut installer soit des pompes à chaleur, mettre en place des installations hydrothermales ou encore des installations pétro thermales.

Contrairement à l’énergie solaire ou éolienne, l’énergie géothermique ne dépend pas des conditions atmosphériques. Ce qui favorise son utilisation de façon continue et durable lorsqu’elle est bien exploitée. L’énergie géothermique peut être qualifiée de renouvelable lorsqu’elle provient des sites de gisements de haute température. Par contre, lorsqu’on exploite la chaleur sensible des masses rocheuses par l’intermédiaire d’une circulation d’eau, l’énergie géothermique produite dans ce cas n’est pas renouvelable.

Les coûts des matières énergétiques : les raisons des fluctuations

Tous les ans, les coûts des énergies ne cessent de croître de façon inquiétante. C’est encore plus remarquable dans les cas du gaz et de l’électricité. Toutefois, quand bien même l’effet de ces flambées des prix est déplorable, cela vaut tous les discours sur la nécessité d’économiser l’énergie. Les consommateurs prennent conscience des avantages du recours aux énergies renouvelables.

Le coût du bois

Plaquettes, bûches ou granulés, il existe différentes formes sous lesquelles le bois est vendu. Il va sans dire que le coût de cette matière est fonction de l’aspect sous lequel elle est vendue. Par exemple, la valeur moyenne du stère est de 69 euros. Le coût de la tonne de bûches a connu une augmentation de 22 % tandis que celle des granulés atteignait une augmentation considérable de 31 %.

Il faut rappeler que de nombreux paramètres influencent les coûts. Ce sont notamment des éléments comme :

  • l’écart entre le point d’approvisionnement et le point de livraison,
  • l’essence du bois,
  • la demande et l’offre.

C’est ainsi que le prix du bois peut, selon les circonstances, passer du simple au double. D’ailleurs, actuellement, pour les bûches utilisées pour le chauffage, le coût du kWh plus ou moins égale à 0,038 euro.

Le coût du gaz

En général, le coût du gaz va de pair avec celui du pétrole. Ainsi, quand l’un augmente, il est fort probable que l’autre suive également. En un intervalle de dix ans, les tarifs B0 et B1 du gaz ont respectivement été augmentés de 48 et 21 %.

Il est important de préciser qu’aucun prix n’est fixé dans le cadre de la consommation individuelle du gaz. En fait, divers éléments constituent une facture de gaz. Il y a :

  • le coût de l’abonnement qui ne change pas,
  • le tarif du gaz au kWh qui lui, est fonction de la consommation,
  • les taxes.

Logiquement, lorsque le gaz est employé uniquement pour cuisiner le coût de l’abonnement est moins élevé que quand il sert au chauffage de la maison. En revanche, le montant payé au kWh est clairement plus élevé. Ainsi, pour un abonnement basique avec taxes, il faut dépenser au minimum, 0,1773 euro. Par contre, pour une souscription plus complète incluant le gaz pour se chauffer et avoir l’eau chaude (cuisine et sanitaire), le débours est de 0,0757 euro.

Le coût du fioul

La variation du coût du fioul est quasi permanente et s’est étendue sur ces dix dernières années. De 2008 à 2014, on constate une forte augmentation suivi d’une diminution progressive. Il remonte à nouveau pour enfin se stabiliser peu après. Toutes ces fluctuations sont majoritairement dues à la crise des finances et au fait que cette matière fossile tend à disparaître.

Trois principaux facteurs sont à intégrer dans ces tarifs et dans leur changement. En premier, il y a les pressions internationales nées des discordes qui influent fortement sur le cours du pétrole. En sa qualité de produit pétrolier, le fioul subit à son tour ces fluctuations.

Le second et le troisième facteur sont étroitement liés. En effet, la demande va de pair avec la météo. En période estivale, la demande de fioul pour le chauffage est moindre, donc le coût est à la baisse. Par contre, en période hivernale, lorsque le besoin et, par conséquent, la demande se fait forte et le coût s’envole de plus belle.

De plus, en période de forte consommation, lorsque le thermomètre descend en dessous de 0°C, il est très souvent difficile de se faire livrer. Actuellement, le coût du litre de pétrole étant toujours aussi volatile, celui du fioul est compris entre 0.8 et 1 euro.

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Le coût de l’électricité

Le coût de l’électricité est en perpétuelle augmentation. Les cas de baisse n’existent pratiquement pas. En lieu et place, on parle plus de stabilisation quand une hausse impromptue n’intervient pas. La hausse avoisine les 45 % en dix ans. Toutefois, ces coûts sont bien peu comparés à l’inflation de ceux du fioul.

Le tarif actuel est maintenu dans l’optique de mettre progressivement en place tout un réseau basé sur les énergies vertes renouvelables. Néanmoins, en attendant que ce projet soit entièrement autonome, les centrales nucléaires doivent continuer de fonctionner. Il faut pour cela, les entretenir pour prolonger leur durée de vie. Alors, actuellement, le chauffage électrique est l’une des options les plus coûteuses. La fluctuation est fonction :

  • du type d’énergie vendu (fossile ou renouvelable),
  • du type d’abonnement,
  • du mode de consommation,
  • de la tension aux embranchements.

En résumé, dans le but de la transition énergétique, toutes les sources d’énergie sont passées au crible. Alors, seules les moins polluantes sont retenues et, à ce titre, les énergies renouvelables sont de plus en plus envisagées, même si toutes ne sont pas 100 % écologiques du fait de l’extraction ou du transport.