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Archive de la Catégorie ‘Interview’

Fabien Gilot, l’étudiant

Après Romain Magula et Florent Manaudou, je continue la publication de mes interviews de membres de l’équipe de France de natation. Fabien Gilot m’est apparu comme un homme très réfléchi. L’intello de l’équipe. Il nous parle de ses tatouages et des valeurs qu’ils représentent.

Qu’est ce qui vous a plu dans le partenariat avec Hom ?

Nous avons retrouvé chez eux l’esprit d’équipe et la volonté de dépassement de soi. C’est une petite entreprise qui se remet en question chaque année. Ils sont animés de la même combativité.

Quels sont vos types de sous vêtements et maillots de bain préférés ?

L’été je pratique le surf partout à travers le monde : Hawaï, Bali, Tahiti, Portugal, Indonésie…. Alors je porte des boardshorts. Et je porte des petits maillots toute l’année. Je suis fan de sport de glisse et sports extrêmes.

Que portez-vous aujourd’hui et pourquoi ?

Je voulais paraître classique et pas trop rock. Je porte un foulard Diesel et un pull Courrège, des chaussures De Giers.

Comment expliquez-vous que vous soyez plusieurs à avoir des tatouages ?

J’en ai 4. J’aime les tatouages. Ils ont tous un sens : les anneaux olympiques en couleur. Une phrase en hébreu qui signifie « Sans vous je ne suis rien » pour la famille. Trois étincelles sur le coté pour chacun de mes 3 frères.

Que représente le sport pour vous ?

C’est une bonne école de la vie. Il apprend l’assiduité, le travail, savoir rebondir après un échec, se fixer des objectifs et s’y tenir. C’est très bon de faire du sport jeune.

Que pensez-vous faire après la compétition ?

Je finis un master de management. Je pourrais par exemple gérer une infrastructure de sport ou travailler pour une marque…

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Florent Manaudou, le géant

23 mai 2012 1 commentaire

1,99 m, il est impressionnant ! Après Romain Magula, je continue la publication de ma série d’interviews de nageurs de l’équipe de France avec Florent Manaudou. Il nous parle… de sport. Forcément. De tatouage et de mode.

Avec 7 autres nageurs de l’équipe de France, vous êtes égérie de Hom, qu’est ce qui vous a donné d’accepter ce partenariat ?

J’étais excité à l’idée de faire un vrai shooting, de voir comment ça se passe de l’intérieur.

Quels sont vos types de sous vêtements et maillots de bain préférés ?

Je préfère les caleçons moulants et shortys. Sinon je mets un boardshort pour aller à la plage.

Vous êtes très grand, ce n’est pas trop dur de vous habiller ?

Parfois c’est compliqué, surtout pour les chaussures, c’est vrai. Je fais du 47. Souvent je suis obligé de prendre une taille au dessous.

Que portez-vous aujourd’hui?

Je porte un T-shirt Japan Rag. Je l’ai essayé, il m’allait bien.

Faites-vous des choses ensemble en dehors des entrainements ?

Oui nous sommes une bande de potes. On envisage de partir en vacances ensemble. J’ai surtout des affinités avec Dorian.

Il vous appelle Kevin, pourquoi ?

Il a pris cette habitude, ça vient de Brice de Nice.

Quand vous sortez en groupe vous devez provoquer des émeutes, non ?

Non, à Marseille ça va. Les gens nous connaissent et ne nous sautent pas dessus.

La natation vous laisse-t-elle du temps libre ?

Nous nous entrainons 6 heures par jour. Nous faisons une sieste de 2 heures entre 2 entrainements. J’aime les jeux vidéos, je vais sur Internet et je pratique beaucoup de sports. J’aime le dépassement de soi et les sports collectifs comme le basket, le volley, le foot, le hand. Je découvre le squash. Il faut surtout que nous évitions de nous blesser en pratiquant d’autres sports. La natation étend les muscles. C’est le contraire de la musculation. Je dois en faire un peu.

Comment expliquez-vous que vous soyez plusieurs à avoir des tatouages ?

Ils représentent des histoires personnelles. Ce n’est pas que pour la beauté des dessins. Avec ma sœur et mon frère, nous avons tous les 3 le même au poignet. J’ai un signe chinois qui signifie « se surpasser » et un tatouage tribal plus esthétique.

Romain Magula, le « mec cool » de l’équipe de France de natation

3 mai 2012 3 commentaires

Aujourd’hui la marque Hom, de sous-vêtements et maillots de bain pour homme, a annoncé un partenariat avec 8 membres de l’équipe de France de natation. L’occasion de réaliser des interviews de certains d’entre eux que je vais publier jour après jour.

Je commence par Romain Magula, qui m’est apparu comme le « mec cool » de l’équipe. Il nous parle du partenariat avec Hom, de son look, de tatouage…

Qu’est ce qui vous a donné envie d’accepter de devenir égéries de Hom ?

D’abord, c’était une évidence de le faire en équipe. Et réaliser des photos de groupe nous donnait l’occasion en quelque sorte de concurrencer les rugbymen. Nous voulions montrer que la natation est aussi un sport d’équipe. Evidemment, nous travaillons pour nos objectifs personnels et le jour J nous sommes concurrents, mais nous nous entraidons tout au long de l’année.

Faites-vous des sorties ensemble ?

Oui des sorties au resto ou pour boire des verres. On a le droit de sortir et de boire malgré nos entraînements. Il le faut, ça permet de repartir de plus belle !

Parmi toutes les sortes de maillots de bain : slip, shorty, caleçon, etc, que préférez-vous ?

Je préfère porter un shorty, c’est plus confortable que les autres types de maillots de bain. J’aime moins les slips de bain et je n’aime pas les longs shorts.

Parlez-moi de votre look du jour…

Je porte des vêtements Carnet de vol avec qui j’ai aussi un partenariat. Ce pull m’a plu pour sa coupe. J’aime les vêtements simples. Souvent pour les fringues, ma copine qui connaît bien la mode, m’aide à choisir. Elle dit ce qui me va le mieux.

Avec quelle autre marque de prêt à porter aimeriez-vous avoir un partenariat ou travailler ?

Paul Smith. J’aime beaucoup ses vêtements.

J’ai remarqué que vous êtes tous tatoués, comment l’expliquez-vous ?

Notre corps est notre outil de travail. En raison de notre sport, nous avons des physiques avantageux et les tatouages permettent de les mettre en valeur. Mais ce n’est pas qu’esthétique, ils ont des significations. Mon tatouage Maori symbolise tout à la fois la sagesse et la fertilité. Il représente un visage surmonté du soleil avec une tortue au front, et une salamandre.

LANVIN Homme Collection Printemps-été 2012 : une allure dynamique et dessinée

6 avril 2012 Laisser un commentaire

Chez Lanvin, l’allure de l’été 2012 contraste avec la rondeur de la silhouette des saisons précédentes. Lucas Ossendrijver, designer des collections masculines, et Alber Elbaz, directeur artistique de Lanvin, ayant cherché, à travers cette collection, à muscler le style de l’homme avec des emprunts aux uniformes et aux vêtements de sport, ainsi qu’aux savoir-faire tailleur.

Lucas Ossendrijver, designer des collections masculines de Lanvin a accepté de répondre à quelques questions

Comment se passe le processus de création chez Lanvin Homme ?

La matière est le point de départ d’une collection. Nous effectuons beaucoup de recherches et développons des matières exclusives avec des fabricants au Japon, en Italie… pour avoir les textures que je souhaite. Ces matières sont ensuite utilisées de façon dépareillée dans des couleurs différentes ou parfois avec de subtiles nuances de couleurs. Par exemple, la couleur du nid d’abeille en coton est différente de celle de la laine. Et chaque matière a aussi ses propres couleurs, par exemple le très beau lin couleur de craie. On ne va pas décliner cette couleur en coton.

Et pour les coupes ?

La mode masculine tourne toujours autour des basiques : chemise, costume, pantalon, teddy, parka. Il s’agit de trouver différentes façons de décliner et de détourner les codes. Par exemple, les codes d’un vêtement peuvent être appliqués à un autre produit.

Comment porter une pièce forte, très créative ? Y a-t-il des fautes de goût à ne pas commettre ?

J’aime que les gens fassent des erreurs. Dans le processus de création, beaucoup de choses se font par hasard. Quand on lance des prototypes, il y a toujours des surprises. L’idée c’est aussi d’être ouvert à l’erreur et de trouver la beauté dedans.

Le défilé été 2012 Lanvin homme : 

La collection est très riche dans les détails, les matières et finitions : pressions et surpiqûres ont été masquées par du cuir contrecollé à l’extérieur du vêtement fini.

Avec les voiles, crêpes, résilles synthétiques et cotons sur-teints surposés, les coupes des vêtements se fluidifient. Parfois, une capuche amovible passée comme une écharpe donne des airs de nomades à ces mannequins.

Les costumes droits ou croisés sont repris dans le dos avec des pinces extérieures, basculés sur le devant grâce à des inserts de tissu en ton sur ton à l’épaule.

Technobohemian by John Malkovich à Paris

7 décembre 2011 2 commentaires

Technobohemian by John Malkovich : L’acteur et réalisateur américain John Malkovich est aussi un créateur de mode. Sa marque de vêtements pour homme est en vente à Paris pour quelques jours seulement. Jusqu’au 24 décembre en exclusivité au showroom °°°By situé au 14 rue d’Uzès dans le 2ème arrondissement de Paris. Le lieu est transformé pour l’occasion pendant 2 semaines en concept store qui porte ses initiales ”Opificio JM”. La boutique propose aussi une sélection de produits choisis par l’acteur provenant de l’artisanat de luxe de Toscane : Des parfums, aliments, accessoires, bijoux, linge de maison. L’Opificio JM a pour vocation de parcourir le monde et de se déplacer dans les grandes capitales. Mais John Malkovich nous a précisé “C’est éphémère mais il est question d’une boutique permanente“.

John Malkovich (c)par Sandro Miller

A propos du nom de la marque, il explique que c’est une expression qu’il a lu dans un livre. Il a voulu créer des vêtements beaux, aux couleurs naturelles, de bonne qualité, dans de belles matières. Beaucoup d’entre elles proviennent d’Italie. Il a lui-même choisi les tissus, notamment au salon première vision. “J’aime beaucoup les tissus de Riccardo Bruni“, précise-t-il. Il a aussi réalisé les croquis. D’ailleurs l’un de ses dessins est reproduit sur les étiquettes. Pour la production, il s’est associé à Riccardo Rami qui s’est occupé de la partie plus ”technique” et du stylisme.

La ligne comporte des chemises, des vestes, blousons, des pulls et accessoires. Beaucoup de très belles matières. Les imprimés et motifs sortent du commun tout en restant assez sobres. L’ensemble s’avère très travaillé, notamment les tenues du soir avec des vestes bimatières ou couvertes de fourrure. J’aime beaucoup les vestes en cuir imprimé à carreaux ou cachemire.

Technobohemian by John Malkovich MAXIME

Lors de la conférence de presse, je lui ai posé 2 questions présentées dans ce film d’une minute, tourné avec mon iPhone : Ce qu’il aime porter et si des créateurs de mode l’ont inspiré. La vidéo a été montée en quelques minutes avec iMovie d’Apple que j’ai découvert ce soir. J’ai touché au volume sonore et coupé quelques secondes au milieu, sans réussir ma transition… Je compte sur votre indulgence.

Interview de Dave, jury de la France a incroyable talent sur M6

19 octobre 2011 1 commentaire

Lors de la présentation à la presse de l’émission La France a un incroyablement talent, j’ai pu rencontrer Dave qui sort un nouvel album en novembre. Il revient sur l’opération du coeur qu’il a dû subir cet été. Et nous parle de l’impact qu’a eu cet événement sur sa vie et sur l’émission.

Avez-vous ressenti des émotions particulières cette année ?

Ma cardiologue m’a dit de retrouver ma légèreté. Je ne suis pas très émotionnel, mais une fille m’a mis les larmes aux yeux. J’ai eu un moment d’émotion du même ordre que celui que j’ai ressenti avec Susan Boyle. Je ne pense pas que ce serait arrivé l’année dernière. J’ai beau avoir l’âge que j’ai, je ne pense pas tous les jours à ma mortalité. Quand on se réveille dans une salle de réanimation ça fait quelque chose.

Pourquoi être remonté sur scène si vite ?

Il faut 6 mois à un an pour que ma cage thoracique ne soit plus douloureuse. Je suis remonté sur scène le 24 juillet car c’est pour moi vital, mieux que toutes les rééducations du monde. Ma cardiologue m’a juste dit pour rigoler : ok remontez sur scène, mais ne faites plus que Tino Rossi.

Qu’avez-vous ressenti lorsque la production a décidé de reporter l’émission ?

Ça a été un vrai choc dans le bon sens du terme. Dans les 5 minutes qui ont suivi la décision de m’opérer, j’ai appelé la production pour leur annoncer qu’il faut me remplacer. Comme c’était 8 jours avant, le matériel, les techniciens, les candidats, les studios tout était prêt. La productrice m’a dit : « c’est pas grave on va retarder ». J’étais plus que touché, la direction de M6 a dit la même chose… L’osmose de nous 3 est ce qui le plus important. Il se passe quelque chose entre nous 3 qu’ils considèrent comme essentiel pour le succès de l’émission. Cette complicité professionnelle est très importante. Gilbert envoie beaucoup de vannes à Sophie qui a une grande capacité d’encaissement.

Constatez-vous une différence dans l’accueil du public ?

Oui, il est très différent. Le premier concert était dans un festival le 24 juillet. Quand on arrive dans ce genre de fête, on traverse souvent la foule en voiture et j’ai une voiture de frimeur. Toujours 10 ou 15 personnes rouspètent, là je n’ai eu que des applaudissements. Sur scène c’est pareil. Dans les galas privés, les gens sont souvent secs, maintenant j’ai un accueil extraordinaire. Ce n’est pas désagréable, mais ça va sûrement s’émousser.

Parlez-moi de ce nouvel album

Il s’appelle « Soul ». J’ai enregistré des duos avec Françoise Hardy « Il n’y a pas de honte à être heureux », Sylvie Vartan et Daniel Auteuil qui parle un couplet. Pas mal comme casting, non ? Je ne voulais pas être dans la liste des vieux chanteurs qui chantent avec des jeunes. Ce sont des reprises : Il y a mes cartons et d’autres chansons moins connues. C’est très soul.

Quels sont vos autres talents ?

Je fais bien la cuisine. Avant j’aurais parlé de ma vie sexuelle, mais un homme de 67 ans n’a plus de vie sexuelle…

Parmi les centaines de personnalités que j’ai interviewées, Dave est l’un de mes meilleurs souvenirs. Je l’avais interviewé en 2006. Je me souviendrai toujours de ce long moment passé avec lui au siège de Warner. Une très grande partie de cette interview est restée inédite, dans laquelle il parle de son passé et de ses jeunes années. Je la publierai dans quelques temps au moment de la sortie de son disque.

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Le regard urbain de Misterblad

10 septembre 2011 1 commentaire

Je vous propose aujourd’hui une petite interview, sous forme de verbatim, d’un très grand photographe qui pose sur la ville un regard comme nul autre, Mister Blad. Il nous explique comment il est devenu photographe et comment les paysages urbains sont devenus son thème de prédilection.

“Je suis passionné de photo depuis l’âge de 16 ans et j’ai obtenu mon premier emploi de photographe à 18 ans. Depuis 1999, je travaille au sein d’un grand laboratoire professionnel à Paris, ce qui me permet de côtoyer énormément de photographes professionnels, dont quelques grands noms de la photo. Voir leur travail au quotidien a aiguisé mon œil. Mais cela m’a aussi conduit à abandonner certains sujets comme les modèles vivants et les portraits. Je voulais faire aussi bien que les meilleurs. Mais je me trouvais moyen : Mes images avaient tendance à être des copies des photos de mes mentors. Comme Fred Goudon qui est “la” référence pour moi. Depuis 3 ans, grâce aux encouragements de mon ami et galeriste G. Ortega, j’ai trouvé ma voie dans les photographies Urbaines. Mon Oeil se reconnaît maintenant dans mes prises de vues et certains collectionneurs commencent à me suivre. Je suis un puriste argentique. Je travaille au moyen format Hasselblad. Ce format carré donne à mes images un style qui devient peu à peu ma carte de visite. Le fait de travailler en argentique m’oblige à soigner dès la prise de vue, le cadrage, la lumière de la photo. Je ne pratique aucune retouche”.

Tirages originaux limités et certifiés

http://facebook.com/misterblad

Exposition permanente à L’Atelier 1 Rue Nollet, 75017 Paris.

Interview de China Moses, nouvelle chroniqueuse du Grand Journal

31 août 2011 Laisser un commentaire

Je profite de l’arrivée de China Moses dans l’équipe du Grand Journal de Michel Denisot sur Canal+ pour reproduire une interview que j’ai réalisée en 2006.

China, amoureuse des chanteuses à fort caractère

Date et lieu de naissance : 1978 à Los Angeles

Enfance à Los angeles, puis banlieue de Detroit, ensuite Berne en Suisse, enfin à Paris et à Garges-lès-gonesse.

Ancienne co-présentatrice avec Mouloud de l’émission Select sur MTV, chanteuse avec 4 albums à son actif, la fille de Dee Dee Bridgewater rejoint l’équipe de Michel Denisot. Elle nous éclaire sur cette culture urbaine noire américaine qu’est le hip hop.

Quand es-tu arrivée en France ?

Ma mère est venue pour le travail à Paris en 1984. Elle est tombée amoureuse de la France et a décidé de s’installer ici comme beaucoup d’artistes américains. J’avais 7 ans.

Comment as-tu découvert la musique, quels sont les premiers disques que tu as achetés ?

C’était sûrement un 45 tours pourri, en pleine période Eurodance. Je crois que c’était Snap « I got the power ». Dans ma famille et dans la culture noire américaine, la musique est omniprésente. J’ai d’abord écouté ma mère chanter quand j’étais encore dans son ventre. Les premiers artistes dont je suis tombée amoureuse sont des chanteuses de blues et de jazz, à fort caractère : Dinah Washington, Etta James, Millie Jackson, Janis Joplin… des femmes atypiques qui n’avaient pas peur de se livrer. Et la première personne à qui je voulais ressembler est Neneh Cherry dont j’ai eu la chance de faire les premières parties en France. L’un des plus beaux moments de ma vie. J’ai découvert toute la culture hip hop très jeune. Je voulais être rappeuse mais je suis nulle pour ça. Je ne sais pas rapper. Tous les noirs n’ont pas le rythme dans la peau. Le chant est plus facile. Au départ, ce n’était qu’un exutoire, puis c’est devenu une passion. Et une vocation. Je me suis rendu compte que je ne pouvais pas vivre sans chanter.

Qu’est ce que la culture hip hop regroupe ?

« Les 4 disciplines » : le MCing (le rap), le DJing, le B Boying (breack dance) et le graphe. Ce sont les 4 éléments principaux. Cette culture est très marquée par l’esprit de compétition. Compétition de MCing, de break dance, etc. Cette culture est omniprésente dans le monde. Les N°1 en ce moment en break dance sont Coréens. C’est donc une culture qui vit pleinement et qui est très riche. Ce que je fais musicalement n’est pas du hip hop mais s’en inspire. J’utilise des samples. J’ai toujours collaboré avec des rappeurs, des DJ. C’est ma culture.

Que penses-tu de la coquetterie des stars du hip hop ?

Chaque culture a ses codes vestimentaires. D’une part, dans le hip hop, il faut montrer sa performance. Tout le monde veut être le meilleur. C’est un vivier de style. Et aux Etats-Unis, la musique c’est du show, c’est l’entertainment. D’autre part, il ne faut pas oublier que la ségrégation n’a été abolie qu’en 1963. Tout l’artifice peut paraître futile, en fait c’est une preuve de son ascension sociale.

Qu’est ce que le R’n’B ?

C’est la pop, la « variété » des noirs américains, un genre musical très large qui va du soul folk à des gens comme Beyoncé. Tout part du jazz et du Blues.

Quel regard portes-tu sur la scène française ?

Elle en est à son début, même si des chanteurs sont là depuis longtemps comme K-Reen. C’est une scène atypique et qui est loin d’être aussi superficielle et figée qu’on le croit.

Quelle est la rencontre qui t’a le plus marqué ?

J’ai rencontré tellement de gens : James Brown, Ray Charles, Elsa Fitzgerald, Neneh Cherry… Ma première grande rencontre, c’est celle de ma mère et de mon arrière grand-mère qui est morte l’année dernière. Sinon, je pense que la rencontre la plus importante, c’est mon petit frère qui est né quand j’avais 14 ans.